Le piège courant en tondant le gazon qui compromet la santé de vos arbres
Au printemps, on a vite fait de tondre trop près du tronc pour finir proprement le bord du gazon.
Le choc au pied du tronc, une petite blessure aux grandes suites
Quand la tondeuse heurte le tronc, les dégâts ne se limitent pas à l’écorce visible. Juste en dessous se trouve le cambium, une fine couche vivante de quelques millimètres qui produit le bois et participe à la circulation de la sève. Si cette zone est coupée en anneau, même sur une partie du tronc, la croissance ralentit et l’arbre s’affaiblit.
Ce piège courant en tondant le gazon concerne surtout les jeunes plantations. Leur écorce reste tendre pendant 3 à 5 ans selon les essences. Une blessure au collet, entre les racines et le tronc, cicatrise difficilement, car cette zone reste humide après les pluies de printemps.
Elle peut alors devenir une porte d’entrée pour des champignons comme l’armillaire, très fréquents dans les jardins français. Sur un petit fruitier, une entaille de 2 cm suffit à sectionner une partie des tissus actifs. Et à chaque passage, le stress s’ajoute au précédent.
La bonne distance change tout pendant la tonte
Le geste le plus sûr est simple : ne plus faire passer la tondeuse au ras du tronc. Gardez un cercle sans gazon d’au moins 50 cm de diamètre autour d’un jeune arbre, et plutôt 1 m quand l’espace le permet. Les dernières herbes se coupent à la cisaille, pas au rotofil contre l’écorce.
Cette distance protège aussi le sol. Une grande partie des racines fines qui nourrissent l’arbre se trouve dans les 20 à 30 premiers centimètres. Une tonte trop rase, des demi-tours toujours au même endroit ou des roues qui patinent compactent la terre et gênent l’absorption de l’eau, surtout après une période sèche.
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Au printemps, une hauteur de coupe d’environ 6 à 8 cm permet aussi d’espacer les passages. Une bordure souple peut matérialiser la zone à éviter. Moins on s’approche du tronc, moins le risque de choc existe.
Le paillage protège, mais seulement s’il est bien posé
Remplacer le gazon au pied de l’arbre par un paillage reste l’une des meilleures protections contre ce piège courant de la tonte. Étalez des feuilles mortes broyées, du bois raméal fragmenté ou des tontes bien sèches sur 5 à 8 cm d’épaisseur. Laissez toujours 5 cm libres autour du tronc afin d’éviter une humidité permanente contre l’écorce.
Le tas en cône collé au tronc, parfois appelé paillage volcan, produit l’effet inverse. Il garde le collet mouillé, attire les campagnols et peut cacher une blessure causée en tondant le gazon. Avec des déchets de tonte frais, contentez-vous d’une couche très fine, autour de 2 cm, puis laissez sécher avant d’en ajouter.
Ce cercle paillé rend aussi la limite bien visible pour la personne qui tond. Il protège le tronc, réduit les passages au même endroit et améliore les conditions au pied de l’arbre dès la première saison.
À retenir : le danger ne vient pas de la tonte, mais du passage trop près du tronc. Un cercle protégé, une coupe moins rase et deux minutes de finition à la main peuvent éviter des années de dépérissement.
Claudie illumine le blog avec sa passion pour l’exploration spatiale et son regard engagé sur les défis politiques d’aujourd’hui. À travers ses récits vibrants, elle mêle la poésie des étoiles à la chaleur des débats citoyens, invitant chacun à rêver et à agir.

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