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Ce que change vraiment la loi sur le travail pour les boulangers et fleuristes selon FO et la CPME

Par Claudie Haigneré , le 26 avril 2026 à 10:30 - 4 minutes de lecture
Ce que change vraiment la loi sur le travail pour les boulangers et fleuristes selon FO et la CPME

La loi sur le travail du 1er mai change la situation des boulangers et des fleuristes, mais dans un cadre étroit. Elle vise surtout les artisans indépendants: le salarié doit donner son accord écrit et la journée est payée double. FO y voit un risque de pression sur les équipes, tandis que la CPME défend une clarification attendue par les petites entreprises.

Ce qui change vraiment le 1er mai

Le 1er mai 2026 est au cœur de ce texte. Il permettra aux boulangers-pâtissiers artisanaux et aux fleuristes indépendants d’employer des salariés ce jour-là, alors que le 1er mai reste le seul jour férié obligatoirement chômé dans le Code du travail, sauf exceptions très strictement encadrées.

Cette évolution ne donne pas une liberté générale d’ouverture. Deux conditions doivent être respectées : le salarié doit donner son accord écrit, et la journée doit être payée double. La mesure est présentée comme transitoire, en attendant une réforme plus large repoussée à 2027.

Pour les boulangers et les fleuristes, le principal enjeu est la sécurité juridique. Jusqu’à présent, beaucoup ouvraient avec prudence, faute d’une lecture claire entre activité de proximité, denrées fraîches et vente de muguet.

FO voit d’abord le risque de pression

Pour FO, le sujet sensible ne se limite pas à l’ouverture d’une boutique, mais concerne surtout la réalité du volontariat. Dans une petite équipe de 2 ou 3 salariés, refuser de travailler un 1er mai peut être plus compliqué que dans une grande entreprise dotée d’un service RH et de représentants du personnel.

La centrale syndicale défend le caractère chômé et payé du 1er mai, journée internationale des travailleurs. Elle suivra donc de près la manière dont l’accord écrit sera recueilli : document séparé, absence de sanction, refus possible sans conséquence sur les plannings suivants.

Le test sera concret. Un accord signé sous pression n’a pas la même valeur qu’un choix libre, surtout au printemps, période chargée pour les fleuristes avec le muguet et pour les boulangeries de quartier.

La CPME veut sortir du flou juridique

La CPME, organisation patronale des petites et moyennes entreprises, aborde la loi sous un autre angle. Elle met en avant la sécurité des artisans qui souhaitent ouvrir sans craindre un contrôle ou un contentieux lié à l’interprétation du Code du travail.

Un boulanger ne vend pas seulement un produit stockable. Pain, viennoiseries et pâtisseries dépendent d’une production quotidienne. Chez les fleuristes, le 1er mai concentre une activité très spécifique autour du muguet, avec des ventes souvent préparées plusieurs jours à l’avance.

La CPME peut donc défendre un texte ciblé, puisqu’il ne crée pas une ouverture générale pour tous les commerces. Il fixe une règle claire pour deux métiers précis, avec un coût net pour l’employeur : salaire doublé et preuve écrite du volontariat.

Ce qui ne change pas pour les salariés

La loi ne supprime pas les protections de base. Le travail du 1er mai reste une exception, pas une nouvelle norme pour tous les jours fériés de mai comme le 8 mai ou l’Ascension, soumis à d’autres règles.

Elle ne concerne pas les grandes surfaces, les chaînes non artisanales ni les commerces sans lien avec ces deux activités. Les apprentis, CDD et salariés à temps partiel restent protégés par les mêmes principes : accord clair, rémunération majorée, aucune sanction en cas de refus.

Le réflexe le plus sûr reste de conserver une trace écrite, datée et signée uniquement pour le 1er mai concerné. Cette preuve protège le salarié, l’employeur et facilite le contrôle de l’inspection du travail.

Conclusion

Cette loi ne bouleverse pas tout le travail des boulangers et des…

Claudie illumine le blog avec sa passion pour l’exploration spatiale et son regard engagé sur les défis politiques d’aujourd’hui. À travers ses récits vibrants, elle mêle la poésie des étoiles à la chaleur des débats citoyens, invitant chacun à rêver et à agir.

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